Quel écrivain débutant n’a pas voulu écrire un premier jet qui soit un coup de maître ?
Beaucoup imaginent qu’un auteur confirmé crée le roman parfait avec une facilité déconcertante. Cette légende a la vie dure et, bien sûr, il n’en est rien.
Le premier jet n’est jamais un texte abouti.
Incipit vient du verbe latin incipere et signifie il commence. L’incipit désigne donc, en littérature et au sens strict, le début d’un texte, sa toute première phrase. On parle également de phrase-seuil ou, dans la presse, de chapeau.
Dans les faits, on a pris quelques libertés avec cette définition et, aujourd’hui, on entend par incipit les premières phrases, voire les premiers paragraphes qui ouvrent le roman et modèlent l’horizon d’attente du lecteur.
Et d’ailleurs, qu’est-ce que l’avis éditorial ?
Il est légitime que l’auteur se pose la question et veuille savoir à quoi s’attendre avant de donner son roman à lire à un conseiller éditorial.
Je commencerai par dire ce que l’avis éditorial n’est pas.
Il n’est pas un avis personnel, une analyse subjective d’un récit. Bien au contraire, c’est un avis argumenté, qui s’attache à étudier les caractéristiques purement techniques de l’ouvrage.
Pour un auteur, la critique est une étape redoutable et redoutée. Pourtant, quand elle est bien menée, argumentée, elle est toujours enrichissante. Néanmoins, lorsqu’il a demandé l’avis d’un relecteur ou d’un conseiller littéraire, l’auteur doit se préparer au pire et le critique, agir pour le meilleur et tout deux doivent garder à l’esprit que c’est une œuvre qui est jugée et non une personne.
Cette réponse, vous l’avez attendue longtemps, parfois très longtemps, toujours trop longtemps, partagé entre espoir et crainte. Il va vous falloir décacheter cette enveloppe, ouvrir ce courriel. Depuis que vous avez envoyé votre manuscrit, combien de fois avez-vous fait ce geste en pensée ?
Ne croyez pas que je sois sans cœur et pourtant je vais sans délai vous faire perdre une de vos illusions : recevoir un courrier d’un éditeur n’est que rarement une bonne nouvelle.
Quelques conseils simples pour relire son manuscrit efficacement.
Que vous envisagiez l’autoédition ou l’envoi de votre manuscrit aux maisons d’édition, la relecture est une étape dont vous ne pouvez pas faire l’économie. Elle est indispensable car un texte soigné, débarrassé de ses coquilles et lourdeurs, est un argument solide.
L’édition à compte d’auteur est souvent décriée et nombreux sont ceux à n’y voir rien de moins qu’une arnaque.
Pourquoi ce contrat a-t-il aussi mauvaise presse de nos jours ?
L'édition à compte d'auteur : un tableau assez sombre à nuancer.
L'édition à compte d'éditeur : un Graal, un must. Quand on sait que le seuil de rentabilité d’un roman se situe aux alentours des 8 000 exemplaires, on comprend mieux pourquoi l’éditeur se montre exigeant : un bon éditeur est un éditeur difficile.
Une fois reçu par l'éditeur, que devient votre manuscrit ?
Chaque jour, les éditeurs reçoivent un nombre considérable de manuscrits.
Considérable ?
Oui !