ARTICLES AVEC LE TAG : "1er roman"



Vues sur la mer, Hélène Gaudy, Actes Sud
Carnet de lectures · 11 février 2025
Vues sur la mer est le premier roman d'Hélène Gaudy. En une petite centaine de pages, elle propose sept variations d’une histoire, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre. À chaque chapitre, un narrateur nous fait entrer dans une nouvelle dimension. Sous l’apparente évidence du dispositif narratif se cache un roman complexe et subtil sur les relations humaines, l’amour, la liberté et la solitude. Un livre qui invite à suspendre le temps.
La Mer est un mur, Marin Postel, Phébus
Carnet de lectures · 09 janvier 2025
Marin Postel signe un premier roman sur les murs que l’on érige, pierre après pierre, lentement jusqu’à les rendre infranchissables, sur la douleur de la séparation annoncée, l’amertume des désillusions, la difficile émancipation du milieu familial et, hélas, sur la tragédie en embuscade. Cette histoire d’une famille malhabile à se comprendre, somme toute banale et déjà maintes fois lue, vaut par un astucieux parti-pris narratif et la force de l’écriture qui nous suspend au récit.

Incendie blanc, Antoine Catel, Calmann-Levy
Carnet de lectures · 06 juin 2024
Antoine Catel raconte l’amour sincère, fusionnel, presque absolu, qu’il porte depuis toujours à la petite dernière d’une fratrie de quatre, disparue dans la blancheur immaculée de la cocaïne alors qu'elle avait à peine 23 ans. Une autofiction cathartique, une thérapie littéraire sauvée du marasme complaisant par une écriture poétique. Je ne sais pas si la poésie sauvera le monde comme le prédit Jean-Pierre Siméon, mais elle sauve au moins ce livre-ci.
Petites choses, Benoît Coquil, Payot & Rivages
Carnet de lectures · 29 mai 2024
Petites choses est un texte hybride : récit de voyage et d’expérience ; enquête sociologique et politique ; biographie. Une manière éclectique de faire littérature – à défaut de faire roman – qui ne m'a que partiellement convaincue. Quelle est la valeur ajoutée par la contribution de Benoît Coquil par rapport aux écrits, nombreux, l’ayant précédée sur le sujet depuis plus d'un demi-siècle ?

Mon petit, Nadège Érika, Livres Agités
Carnet de lectures · 25 mai 2024
Mon petit est un écrit cathartique – encore un – dans lequel Nadège Érika se dissèque pour mieux se recomposer après un drame vécu. Un écrit moins intéressant pour le lecteur que pour celle qui écrit, s’y découvre et s’y (re)construit. Que je suis fatiguée du règne de Narcisse, de ces textes qui répugnent à dire ce qu’ils sont vraiment et ne s’assument pas. Faut-il en passer fatalement par là pour gagner un statut littéraire en 2024 ? Entre lassitude et exaspération.
Déchirer le grand manteau noir, Aline Caudet, Viviane Hamy
Carnet de lectures · 17 mai 2024
Le Je qui écrit ici est-il une autre ? Annoncé — trompeusement ? — comme roman en première de couverture, Déchirer le grand manteau noir d'Aline Caudet a tout des codes de l’autobiographie, sans s'en réclamer. Cet écrit cathartique fait œuvre de résistance intérieure pour les traumatismes vécus. Bien trop maladroitement.

Les Vallées closes, Mickaël Brun-Arnaud, Robert Laffont
Carnet de lectures · 14 mai 2024
Oubliée la Provence de Pagnol et de Giono ! Oubliés le bleu têtu du ciel lavé par le Mistral, le chant lancinant des cigales, les senteurs de la lavande et des figuiers, des herbes de la garrigue, le temple sombre et silencieux des oliviers, le murmure frais des fontaines et le tranchant des crêtes des Alpilles palpitant dans l’épaisseur de l’air chaud. Ce qui macère dans Les Vallées closes de Mickaël Brun-Arnaud est laid et gratuitement vulgaire. Vite de l'air frais ! Vite de la lumière !
L'Enfant rivière, Isabelle Amonou, Dalva
Carnet de lectures · 03 mai 2024
2030. 6 ans auparavant, un drame a eu lieu, éloignant Thomas de Zoé. Leur monde a changé ; le nôtre aussi. Isabelle Amonou a placé son roman à peine quelques années au-devant de notre temps. Cette anticipation infime évite les pièges de la dystopie traditionnelle. Confier la narration à une 3e personne non omnisciente entretient la tension sans faiblir contribuant au plaisir pris à la lecture de ce roman dur et dérangeant, désenchanté, parfaitement maîtrisé tant dans le fond que la forme.

Le Gardien de Téhéran, Stéphanie Perez, Plon
Carnet de lectures · 18 avril 2024
D’après une histoire vraie. Le Gardien de Téhéran retrace la vie d'un homme ordinaire au destin extraordinaire dans un pays à l’histoire récente tumultueuse. Ce roman fort bien documenté couvre 5 décennies et tisse l’histoire singulière d’un homme modeste, discret et peu cultivé à celle d’un musée et à celle, plus large, d’un pays dont Stéphanie Perez restitue toute la complexité. À lire avec l'actualité iranienne en tête.
Ce qu'il reste à faire, Marie de Chassey, Alma Éditeurs
Carnet de lectures · 08 avril 2024
Un premier roman tout en retenue certes, mais profondément dérangeant sur un deuil impossible et la difficile bien qu’absolue nécessité d’être à l’écoute de la personne que l’on accompagne dans sa fin de vie. Un huis-clos mère-fille inquiétant, une mère possessive, une fille mutique, avant une fin apaisée.

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